Vidéo mapping, entre réel et virtuel

Avec Les Rencontres Audiovisuelles, des artistes et des techniciens immergent les spectateurs dans un univers créatif et esthétique.

@Daniel Rapaich

Quand les dizaines de machines, réunies au sein de conteneurs installés un peu à l’écart, projettent les images sur l’Opéra, le Palais des Beaux-Arts, la cathédrale Notre-Dame de la Treille ou encore la façade de la Voix du Nord, impossible de ne pas se laisser embarquer !

Bienvenue dans le monde merveilleux du vidéo-mapping. Un art numérique au succès grandissant qui plonge le visiteur dans l’illusion du mouvement sur des volumes de toutes formes et de toutes tailles. 

Rendez-vous en avril

Depuis 2018, à l’heure du printemps, Lille accueille le Vidéo Mapping Festival. L’édition de cette année, riche d'une vingtaine de créations, est annoncée pour les 10 et 11 avril. 

Aux manettes de ce festival : Les Rencontres Audiovisuelles. L’association lilloise est devenue une spécialiste du genre. 

Comment ça marche ?

L’artiste imagine son scénario qui doit mélanger les visuels qu’il crée et le support réel. Il doit s’adapter aux contraintes de ce support. Exemple : l’aspect ciselé d’une église gothique ne permet pas la projection d’un visage.

Après la conception graphique, il modélise en 2D ou 3D, il assure la fluidité et la cohérence du mouvement, et il réalise le calibrage : pas question que les images débordent de la surface sur laquelle elles vont être projetées ! 

Puis les techniciens entrent en jeu. Ils décortiquent et cadrent les images, et installent le matériel pour que la création prenne vie et fasse rêver les spectateurs.

Du plus grand au plus petit

Quand le bâtiment est monumental, la projection des vidéos nécessite une puissance très importante qui n’existe pas dans un seul appareil. Il faut alors plusieurs machines qui détaillent les images et les restituent en un seul morceau.

« Le vidéo-mapping est surtout connu pour ses projections sur des bâtiments d’envergure, mais il peut aussi être utilisé sur des sculptures, comme décors de scènes ou de performances artistiques, ou sur de petits objets comme un tabouret ou une tasse », remarque Antoine Manier, directeur de l’association.

Pourquoi un tel succès ? 

Plusieurs raisons expliquent le succès du vidéo-mapping. Il est projeté dans l’espace public, donc accessible au plus grand nombre. En plus de son côté festif, il fédère des habitants autour d’un patrimoine commun qui prend vie. 

Et bien sûr, ses effets visuels immersifs transportent les spectateurs dans un univers créatif, magique et spectaculaire.

Par Valérie Pfahl

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Programme des 10 et 11 avril ici.

 

Un ténor du mapping

Fondée en 1998 autour de la création numérique et du court-métrage, l’association Les Rencontres Audiovisuelles s’est intéressée au vidéo-mapping voilà une quinzaine d’années.

Aujourd’hui, elle propose des formations, conseille des entreprises, mène des recherches, ou encore organise des conférences, dont le rendez-vous annuel IBSIC qui rassemble plus de 400 professionnels venus de 36 pays. Et, bien sûr, l’association assure la production, et la diffusion auprès du grand public.

Pour le Vidéo Mapping Festival, l’association lance des appels à projets afin de recruter la cinquantaine d’artistes présents, locaux et internationaux. 

Aujourd’hui, la métropole lilloise compte un vivier foisonnant d’une centaine d’artistes et de techniciens. Les Rencontres audiovisuelles travaillent aussi en collaboration avec des équipes du monde entier.



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