Pour le retour de la paix en Iran

Le Conseil municipal a adopté à l'unanimité le vœu "Pour le retour de la paix en Iran", lors de la séance du 6 février 2026.

Crédit : Thomas Lo Presti.
Crédit : Thomas Lo Presti.

Voici le vœu adopté.

"Considérant le grand mouvement de contestation national débuté en Iran le 28 décembre 2025 demandant le départ des mollahs, considéré comme la plus grave crise politique dans le pays
depuis la révolution de 1979.

Considérant la répression sanglante du régime Iranien, les images effroyables qui nous parviennent de manifestants fuyant les tirs des forces de sécurité, les centaines de corps empilés dans des morgues improvisées et des personnes gisant, inertes et ensanglantées, sur le sol d’hôpitaux. Une répression qui aurait fait à ce jour 30 000 morts.

Considérant les centaines de milliers de blessés, de personnes arrêtées et emprisonnées, et des risques de condamnations à mort.

Considérant le mouvement “Femme, Vie, Liberté” lancé en 2022 lui aussi lourdement réprimé avec le meurtre de Mahsa Amini.

À l’Iran de la culture millénaire, à l’Iran des poètes, des femmes courageuses, des jeunes qui rêvent, des travailleuses et travailleurs, des artistes, des intellectuels et de celles et ceux qui refusent de vivre à genoux, le Conseil municipal de la Ville de Lille adresse un message de solidarité et de soutien. Notre soutien va au peuple iranien.

Il s’inscrit dans un principe simple et universel : le droit des peuples à vivre libres, en paix et dans la dignité. Nous affirmons avec clarté notre rejet de l’idéologie instaurée par Khomeini, qui a confisqué une aspiration populaire pour imposer un régime fondé sur la peur, la répression et la négation des libertés fondamentales.

Nous condamnons sans ambiguïté les exactions des Gardiens de la Révolution, instruments d’une violence systématique dirigée contre la population civile, en particulier contre les femmes, les
jeunes et les opposants.

Le Conseil municipal de Lille se félicite de l’inscription du Corps des Gardiens de la Révolution islamique sur la liste des organisations terroristes.

Cependant, cette décision tardive suscite une incompréhension profonde parmi de nombreux Iraniens et Iraniennes, qui s’étonnent qu’une telle reconnaissance n’ait pas eu lieu dès les soulèvements consécutifs à l’assassinat de Mahsa Amini, alors que la brutalité du régime et de ses forces répressives était déjà largement documentée et dénoncée par la communauté internationale.

Il n’est pas une leçon, mais une main tendue à un peuple qui continue de payer un prix immense pour sa liberté. Nous croyons en un Iran où nul ne sera emprisonné, violenté ou exécuté pour une
pensée, une parole, un vêtement ou un rêve.

En conséquence, par ce vœu, la Ville de Lille s’engage à demander que la France prenne des sanctions plus fortes et plus étendues à l’encontre du régime iranien, comme renvoyer les diplomates du régime iranien et accentuer les sanctions envers les Gardiens de la Révolution islamique."


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