L’égalité, ça commence tout.e petit.e !

Depuis quarante ans, le CORIF s’occupe d’égalité professionnelle. L’association croit à l’éducation pour que chacun.e puisse exercer tous les métiers sans déterminisme de sexe.

Atelier de sensibilisation proposé par les agent.e.s de la Ville sur les stéréotypes de genre.

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Ça peut commencer dès le plus jeune âge. Dans les livres, par exemple. Sur les couvertures, encore beaucoup de rose pour les histoires dédiées aux filles et de bleu pour celles racontées aux garçons ! Dans la littérature jeunesse, les stéréotypes liés au sexe sont toujours présents. Les fillettes rêvent de princesse ou font du shopping pendant que les gars jouent les super héros et adorent les motos et autres véhicules rutilants !

Heureusement, les contre modèles sont aussi de plus en plus nombreux, proposant des bouquins où les filles ne sont pas cantonnées dans des rôles soit disant « féminins » et les garçons dans des postures soit disant « masculines ». La fillette peut laisser tomber le costume de princesse et se rêver aventurière grimpant dans les arbres, tandis que le garçon lâchera son épée pour caresser un poney.

Sport mixte et ensemble

Le CORIF (COnseil Recherche Ingénierie Formation) se démène pour faire vivre l’égalité entre les hommes et les femmes dans le monde du travail. Et ça commence donc avec les tout petits. L’association intervient, entre autres, dans les crèches et dans les écoles pour promouvoir cette égalité, actions soutenues financièrement par la Ville de Lille. Les centres sociaux et maisons de quartier sont aussi de plus en plus en demande d’outils pédagogiques.

« Les champs d’action sont multiples », remarque Maleka Dilmi, consultante au CORIF, prenant l’exemple des déguisements très genrés pour le carnaval ou du sport qui cantonne souvent les garçons au foot et les filles à la danse. « Pas question de supprimer les goûts de chacun, mais invitons aussi les jeunes à pratiquer des activités mixtes comme le hip hop ou la boxe, et pas chacun de leur côté mais bien ensemble ».

Les professionnel.le.s des secteurs de l’enfance, de la jeunesse ou encore des médiathèques sont en première ligne. Céline Goupil, consultante au sein du CORIF anime des séances de sensibilisation aux stéréotypes de sexe.  De nombreux agent.e.s de la Ville de Lille s’y sont inscrit.e.s, intéressé.e.s de prendre conscience de leurs propres représentations et de l’impact des stéréotypes.

L’orientation n’a pas de sexe !

Dans les collèges et les lycées aussi, le CORIF fait la chasse aux préjugés. Avec des jeunes à l’écoute, mais des postures professionnelles difficiles à bouger. « Certains métiers sont toujours considérés pour les hommes, parce qu’ils demandent de la force physique et de l’endurance, et d’autres pour les femmes pour leur empathie et leur sens des relations », explique Maleka Dilmi, « d’où l’importance de rappeler que l’orientation n’est pas sexuée ».

L’association organise depuis 2015 un rendez-vous annuel baptisé « Numériqu’Elles ». Objectif : permettre à plusieurs centaines de collégiennes et lycéennes de découvrir les métiers du numérique. Et de leur donner envie, de leur dire qu’elles y ont leur place. Sachant que dans le secteur informatique, pourvoyeur d’emplois, les filles ne représentent que 9%...

Par Valérie Pfahl

C'est quoi ? 

  • Les stéréotypes de genre sont des conceptions ou des préjugés relatifs au rôle attendu des femmes, parce qu’elles sont des femmes, et au rôle attendu des hommes, parce qu’ils sont des hommes, au sein de notre société. Ils perpétuent l’inégalité entre les femmes et les hommes.
  • Le genre, c’est une construction sociale qui attribue aux hommes et aux femmes des comportements et des attitudes liés aux conditions historiques et socioculturelles dans lesquelles ils et elles ont grandi et vécu. Il diffère du sexe qui se réfère aux caractéristiques biologiques et physiologiques. Le genre se base sur les différences biologiques.


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